Montréal

Photo en noir et blanc de quatre hommes dans une grande porte. Un homme, le deuxième à partir de la droite, sort de la pièce avec un attaché-case et a une pipe dans sa bouche. L'homme à sa gauche entre dans la pièce. Les deux hommes se tenant de part et d'autre portent un uniforme de la Gendarmerie royale du Canada et regardent en direction de la caméra.
Saul Hayes rencontrant des fonctionnaires au Parlement afin de discuter de questions liées à l'immigration des réfugiés, 1944. (Archives juives canadiennes Alex Dworkin)

Pendant la guerre, les Agences de soutien juives unifiées du Canada (UJRA), un bras du Congrès juif canadien (CJC) dont le siège social se trouvait à Montréal, ont représenté la communauté juive pour tout ce qui concernait la question des réfugiés. Saul Hayes en était le directeur administratif et Samuel Bronfman, homme d'affaires prospère et philanthrope, était le président. M. Hayes a travaillé avec des personnes influentes de la communauté pour sauver des Juifs européens, obtenir la libération de réfugiés emprisonnés et offrir du soutien aux réfugiés arrivés au Canada.

Le JIAS, le Service d'assistance aux immigrants juifs, est un autre organisme important créé par le  CJC. Le JIAS, dont le siège social se trouvait également à Montréal, a aidé les réfugiés à remplir leur demande pour entrer au Canada et, ensuite, à s'installer et à s'intégrer dans la société canadienne. Le JIAS a fait pression sur le gouvernement pour tenter d'influencer les politiques d'immigration canadiennes pendant la guerre.

Le quartier juif de Montréal, situé près du boulevard Saint-Laurent – une artère qui séparait les communautés francophones et anglophones de la ville –, existe depuis le début du 20e siècle. Les Landsmanschaftn, ces sociétés formées de gens provenant des mêmes villes ou régions d'Europe de l'Est, étaient importantes dans l'organisation de la vie urbaine des Juifs. Elles fournissaient de l'aide pour les besoins sociaux de base comme le logement, l'emploi et le soutien moral.